Signatures de Louis Monziès

Comme pour tout un chacun, la façon qu’avait Louis Monziès de signer ses œuvres a évolué au cours de sa vie. Et ceci est d’autant plus vrai avec lui, qu’il a utilisées plusieurs techniques artistiques, passant de la gravure à l’eau forte au début de sa carrière, pour aller vers la peinture, aquarelles ou huiles, principalement dans la deuxième moitié de sa vie.

Rédigé par Michel Pasqual, Les différentes signatures de Louis MONZIES en donne les principales déclinaisons :

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Restaurations

Quelques restaurations viennent d’être réalisées sur les papiers de plusieurs dessins et eaux-fortes qui étaient fortement dégradés : jaunissement du papier, auréoles, taches brunes ou papier cassant. On a retenu deux dessins de scènes d’intérieur et trois eaux-fortes (bateau, reproduction d’un tableau de Virginie Demont-Breton et cour de ferme).

Ces restaurations ont été réalisées en plusieurs étapes par Marie Dellatolas, conservateur et restaurateur :

  • Dépoussiérage à la gomme en poudre pour limiter le risque d’auréole
  •  Nettoyage aqueux par immersion dans un bain d’eau oxygénée pour réduire le jaunissement et les taches brunes
  •  Rinçage des œuvres dans un bain d’eau
  • Réencollage à la methycellulose pour redonner souplesse et de la résistance au papier
  • Séchage sous presse des œuvres pour une mise à plat

  • Consolidation par du papier japonais collé à l’amidon pour combler les lacunes et consolider les déchirures
  • Mise en pochette melinex

Plus de détails avec le rapport complet de Marie Dellatolas. 

Dessin du Peintre à la mandoline dans un bain d’eau oxygénée

Dessin du Peintre à la mandoline avant et après restauration

Dessin du luthiste avant et après restauration

Eau-forte de la cour de ferme avant et après restauration

Eau-forte des bateaux avant et après restauration

Eau-forte du tableau de Virginie Demont Breton avant et après restauration

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Début de catalogue systématique des œuvres

Il n’existait pas de catalogue systématique de l’œuvre de Louis Monziès et on va s’efforcer de le reconstituer sur ce site :

Pour commencer une première liste de toutes les reproductions de tableaux avec une cinquantaine d’eaux-fortes qui ont été mises en regard des tableaux originaux lorsqu’on a pu les retrouver.

Ensuite, c’est la liste des illustrations d’ouvrages littéraires ou artistiques auxquels Louis Monziès contribua avec des eaux-fortes. Ce sont une soixantaine d’ouvrages littéraires publiés en français et une dizaine d’autres en anglais qui ont pu être identifiés, principalement pour l’éditeur Alphonse Lemerre, mais aussi pour d’autres maisons d’édition comme Hachette ou Charpentier.

Si vous avez des informations complémentaires sur ces listes, n’hésitez pas à nous les soumettre par ce formulaire.

La page Wikipédia sur Louis Monziès en français a été mise à jour avec ces compléments et une nouvelle page en anglais vient d’être créée.

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Première page du Bonheur dans le Crime de Barbey d’Aurevilly

Louis Monziès a illustré l’édition Lemerre de 1897 d’une des diaboliques de Jules Barbey d’Aurevilly. Cette édition était une commande de la Société Normande du Livre Illustré et elle semble avoir été un peu laborieuse à réaliser d’après le bulletin de 1897 de la dite Société :

Nous devons reconnaître que M. Régamey nous a livré ses dessins dans les délais convenus et que M. Monziès seul, par la lenteur de l’exécution de ses planches, a entraîné un retard de plusieurs mois. Vous auriez dû être en possession de ce livre à la fin de 1896. Mais, mal passé n’est que songe et nous oublierons vite ce petit déboire si, comme nous l’espérons, ce ,nouveau livre recueille votre approbation et celle de nos confrères en bibliophilie.

Pour cette commande, Louis reçu un premier acompte de 500F en octobre 1896, un second de 700F en mai suivant, et enfin le solde de 1000F en juillet 1897 lors de la publication.

Voici quelques états de la première page qui introduit la nouvelle au Jardin des plantes. Les annotations ont probablement été écrites par l’éditeur Alphonse Lemerre :

Etat intermédiaire

Etat presque final avec ces annotations : Le trait carré est à supprimer car le texte doit être imprimé dans l’espace resté en blanc. Je ne ferai mes observations (si j’en ai) que quand vous nous direz que vos planches sont achevées

Etat final sans texte et avec une remarque

Etat final avec le texte du début de la nouvelle

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Ballade à Châtillon-en-Diois

Seconde étape estivale avec cette ballade à Châtillon-en-Diois avec trois aquarelles qui représentent des vues de ce village médiéval de la Drome. Louis Monziès est venu plusieurs fois à Châtillon-en-Diois dans les années 1920 où il avait de la famille et où son premier fils se maria en 1919.

Le beffroi vu du bas de la rue Neuve

La fontaine du Reviron

Le Viol du Roux

Le Viol du Roux avec une étude au crayon

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Aquarelles de Vaison-la-Romaine

Louis Monziès a peint ces trois aquarelles de Vaison-la-Romaine. Elles sont signées mais non datées et probablement réalisées au cours d’un même séjour. On a conservé des études préparatoires pour deux d’entre elles.

La première aquarelle montre la tour de l’horloge vue du bas de la rue de l’horloge et du village médiéval.

La tour de l’horloge avec une étude

A quelques aménagements près, on retrouve bien aujourd’hui la fontaine et les maisons qui bordaient alors l’accès à cette tour.

La tour de l’horloge avec une vue Google Street

Une autre aquarelle  qui n’a pas été localisée précisément montre un porche et quelques lauriers au fond d’une cour à l’ombre d’un arbre.

Cour à Vaison-la-Romaine

 Et enfin, la fontaine du carcan à l’ombre des platanes avec une étude au crayon.

Fontaine du carcan avec une étude

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Eaux-fortes d’après Jules Bastien Lepage

Louis Monziès a fait au moins deux gravures d’après des tableaux du peintre naturaliste Jules Bastien-Lepage (1848-1884) : “Saison d’Octobre” et “Le Mendiant”.

“Saison d’Octobre: Recolte des pommes de terre” est un tableau présenté au Salon de Paris en 1879 et qui est maintenant conservé à la National Gallery of Victoria, Melbourne (Aubrun 217)

Gravure de Saison d’Octobre: Recolte des pommes de terre avec le tableau en regard

 Le mendiant est un tableau présenté au Salon de 1881 qui est aujourd’hui conservé au Musée d’Orsay (RF 1987 20). Le Musée du Louvre possède aussi une étude pour ce tableau.

Gravure du mendiant d’après Bastien-Lepage avec le tableau en regard

 On a conservé deux états de cette eaux-forte : la première signée sous la planche et une seconde plus travaillée pour le Livre d’or du Salon de peinture et de sculpture de 1881

Premier état
Illustration du Livre d’or du Salon de peinture et de sculpture de 1881 (Source : BNF-Gallica)

D’après ses comptes, Louis recevra le 1er août 1891 un premier acompte de l’Etat de 2000 Francs pour une première eau-forte puis  un acompte de 1000 Francs du Ministre des Beaux-Arts pour une seconde le 22 janvier 1894. Le solde est quant à lui difficile à retrouver dans ces comptes.

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Histoire de Manon Lescaut par L’Abbé Prévost

Cette édition de l’Histoire de Manon Lescaut par L’Abbé Prévost et illustrée par Louis Monziès a été publiée par A. Lemerre en 1878 avec une notice d’Anatole France.


L’Histoire de Manon Lescaut

Louis Monziès a gravé 8 eaux-fortes d’après les illustrations de l’édition d’origine de 1753 par Gravelot. Il a aussi gravé un portrait de l’Abbé en frontispice d’après Pasquier.


Portrait de L’abbé Prévost (tirages en noir et en rouge)

L’exemplaire de l’édition dont sont tirées les illustrations ci-dessous est l’un des 50 tirages sur papier Whatman avec deux tirages de chaque eaux-fortes : l’une normale suivie d’une seconde en rouge.


Manon Lescaut rend visite à son amant (tirages en noir et en rouge)

Louis Monziès s’est basé sur les gravures d’origine de l’édition de 1753 par Jacques Philippe Le Bas (1707-1783) d’après des dessins de Gravelot, Hubert-François Bourgignon dit (1699-1773). La gravure initiale était beaucoup plus grossière, Louis a conservé la composition d’origine en prenant un peu plus de champ dans le cadrage.

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Illustration de l’édition d’origine de 1753 gravée par Le Bas d’après un dessin de Gravelot
(Source BNF-Gallica)

On a aussi pu retrouver deux plaques de cuivre qui ont servi à cette édition de Lemerre. Elles ont été conservé dans leur étui d’origine, mais elles sont malgré tout, un peu oxydées.


Deux plaques de cuivre et leurs étuis d’origine

Retrouvez toutes les autres illustrations de cet ouvrage dans la médiathèque.

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L’auberge de Poissy

L’auberge de Poissy (appelé aussi “le postillon”) est une gravure  de Louis Monziès d’après une huile sur bois d’Ernest Meissonier. Le tableau a été peint entre 1885 et 1889 et il est aujourd’hui conservé au Musée d’Orsay.

L’épreuve ci-dessous est un tirage sur parchemin signée hors planche à la fois par Ernest Meissonier et par Louis Monziès avec une remarque en dessous.

L'auberge de Poissy par Louis Monziès d'après MeissonierL’auberge de Poissy, épreuve sur parchemin signée par Monziès et Meissonier

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Les deux signatures de Meissonier et de Monziès

La remarque en bas de la gravure a été reprise dans le livre “Meissonier, ses souvenirs – ses entretiens” par M.O. Gréard (Une version numérisée est accessible sur la base Gallica de la BNF).

201306-RemarqueMeissonier

La remarque qui est reprise dans le livre de Gréard sur Meissonier

Un autre état inachevé de cette gravure en regard du tableau d’Ernest Meissonier
On remarquera que la serveuse a été effacée sur la gravure avant d’être reprise…

Poissy a bien changé depuis l’époque de Meissonier mais on peut retrouver cette maison avec sa fenêtre sur le toit et quelques transformations comme l’entrée qui est devenu une fenêtre. L’auberge s’est déplacée dans la maison d’à côté, le pont a quant à lui était partiellement détruit en 1944, mais il n’était pas visible sur le tableau.

L’auberge de Poissy aujourd’hui

A noter qu’il existe au moins une autre gravure de ce tableau par Louis Ruet, un autre graveur de la seconde moitié du XIXème siècle qui a lui aussi reproduit plusieurs tableaux de Meissonier.

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Un nouveau site sur Louis Monziès

Ce nouveau site www.louismonzies.fr reprend l’énorme travail réalisé par Michel Pasqual qui a inventorié et numérisé pendant plusieurs années les œuvres et les documents conservés par les descendants de Louis Monziès.

SiteLM-MPasqual

Site créé et animé par Michel Pasqual

Ce travail a permis notamment qu’une exposition au Musée de la Reine Bérengère au Mans soit organisée durant l’été 2011 par Carole Hirardot, attachée de conservation aux Musées du Mans.

Plaquette de l’exposition de 2011 au Mans

Ce nouveau site s’inscrit dans cette dynamique qui est de faire redécouvrir l’oeuvre et la vie d’un artiste qui a vécu pleinement l’âge d’or de l’eau-forte au XIXème avant de devoir se replier sur d’autres activités lorsque les nouvelles techniques de reproduction ont condamné son domaine d’excellence.

De nouveaux documents sur Louis Monziès continuent à être retrouvés grâce à de nouvelles recherches et à des numérisations d’ouvrages et d’œuvres. Si vous possédez une œuvre qui n’a pas été répertoriée sur ce site, n’hésitez pas à nous contacter pour nous transmettre une image pour l’inclure. Pour les gravures, plusieurs tirages peuvent être pris en compte : avec une remarque, des annotations ou une signature par exemple.

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