Influences artistiques

Louis Monziès a côtoyé de nombreux artistes et mécènes dans sa vie, en particulier pendant sa période parisienne. Parmi ceux-ci, quelques personnalités ont joué un rôle particulièrement important dans sa carrière artistique, voici les plus notables en quelques lignes.

 

Isidor Pils : le premier maître

Louis Monziès monte à Paris à l’âge de 17 ans et il débute dans l’atelier d’Isidor Pils (1813-1875) à l’école des Beaux-Arts bien qu’il n’en suive pas le cursus. Louis a probablement rencontré à cette époque un autre élève de Pils: Ulysse Butin. C’est la reproduction à l’eau-forte d’un de ses tableaux qui permettra à Louis d’obtenir sa première médaille au salon de 1876. Il y peint de nombreux petits tableaux de scènes d’intérieur avec des personnages en costumes XVIIIème et commence à se faire remarquer. Ces tableaux se vendent alors plutôt bien par l’intermédiaire de Mr Thomas, un marchand spécialisé. A la mort de Pils en 1875, Louis Monziès ne suivra pas son remplaçant Henri Lehmann, il a déjà été pris en charge par Léon Gaucherel.

Léon Gaucherel : un protecteur qui l’engage sur l’eau-forte

Léon Gaucherel (1816-1886) est avec Meissonier l’un des deux maîtres qui ont appris à Louis Monziès le travail de l’eau forte, mais c’est lui qui aura une influence déterminante sur la suite de sa carrière de graveur. Louis est ainsi cité comme “Elève de M. Gaucherel” dans les annuaires d’artistes de la fin des années 1870. Louis partage sa première récompense, une médaille de 3ème classe obtenue au salon de 1876, avec Adolphe Lalauze, un autre élève de Gaucherel, de quelques années son aîné et lui aussi illustrateur réputé à l’époque.

Ernest Meissonier : le maître de référence

Louis Monziès restera en contact toute sa vie avec Ernest Meissonier (1815-1891) et il viendra souvent le voir à Poissy. Louis Monziès a réalisé au moins une dizaine de reproduction de ses tableaux à l’eau-forte. On a d’ailleurs conservé quelques-uns des tirages contre-signés et approuvés par le maître. Meissonier encouragera Louis à reprendre la peinture, ce qu’il fera un peu plus tard quand il s’installera au Mans.

Félix Buhot : l’ami de Gréville

C’est Félix Buhot (1847-1898) qui incitera Louis à s’installer à Gréville dans la Manche, le village natal de Jean-François Millet. Louis a conservé plusieurs épreuves des eaux-fortes de Buhot avec ses fameuses remarques entourant les planches et sa signature en monogramme. Comme Louis, Félix Buhot illustrera une partie des diaboliques de Jules Barbey d’Aurevilly.

 Alphonse Lemerre : les succès d’édition

Louis participe à un groupe littéraire autour d’Alphonse Lemerre (1838-1912) dont il illustrera plusieurs dizaines des œuvres de ces écrivains  et poètes. L’édition des œuvres complètes de Musset par Lemerre sera un des plus grand succès d’édition pour Louis. Cette activité d’illustration apportera des revenus confortables pendant les années fastes de la carrière de Louis.